Samedi 2 février 2008

Créé il y a un demi-siècle, sous l'appellation CAAE, le Master Administration des Entreprises (MAE-CAAE) est un Master Professionnel 2ème année Mention Ingénierie et Management Spécialité Administration des Entreprises. Héritier direct du DESS CAAE, ce diplôme d'Etat de 3ème cycle délivré depuis 1956 a évolué et s'est bien adapté aux évolutions des entreprises. Il a aussi une expérience et une continuité forte garantissant la qualité des contenus transmis (savoirs et savoir-faire). Il s'agit du plus ancien diplôme de gestion délivré par l'Université et dont l'admission est soumise à un test de sélection commun à la majorité des IAE en France.


Master de "double compétence" s'adressant à des étudiants et à des cadres d'entreprises

 

 Le MAE-CAAE sanctionne une formation généraliste au management qui apporte une importante valeur ajoutée sur le marché du travail. Cette formation, qui accueille régulièrement des étudiants étrangers, s'adresse à la fois à :

- des titulaires d'un bac +4 minimum tels que des ingénieurs, juristes, scientifiques, psychologues et sociologues, pharmaciens, médecins, économistes, littéraires, historiens et géographes, architectes, officiers de l'armée en reconversion, spécialistes des ONG et du commerce équitable, sportifs de haut niveau, etc

- des cadres d'entreprise en quête d'un approfondissement ou d'une remise à niveau de leurs pratiques

 

Au sein du MAE-CAAE, il y a toujours eu des groupes spécifiques de formation continue. L'expérience montre néanmoins qu'il est utile, en formation initiale, de mixer les âges et de retrouver des groupes qui mélangent les deux catégories d'étudiants ci-dessus. Ceci est très efficace pour l'interaction, le partage d'expériences et l'ouverture cognitive.

 

Au delà du qualificatif de "double compétence", c'est réellement l'apport d'une formation généraliste au management à des spécialistes qui fait toute la spécificité et la valeur du MAE-CAAE. Bien plus que la capacité à manier des outils et des techniques de gestion (gestion financière, contrôle de gestion, comptabilité, marketing, droit des affaires, ressources humaines, politique générale de l'entreprise, stratégie ...), l'originalité et la force du MAE-CAAE sont constituées par la capacité managériale qu'il développe chez ses diplômés.

 


Une formation de type MBA, véritable accélérateur de carrière

 

 Au plan international, le Master Administration des Entreprises - CAAE se traduit logiquement par l'appellation "MBA" (Master of Business Administration). En effet, la définition du MAE-CAAE répond aux principes des MBA américains, tellement à la mode, tellement chics ... et si prisés par les entreprises. Cette qualité est un véritable gage de notoriété et d'image positive.

 

En traitant d'un monde à multiples facettes, le MAE-CAAE fait "sauter" le verrou de l'incuriosité, ouvre l'esprit, donne et renforce le goût de la culture générale. Cette "capacité à saisir la signification des choses, à comprendre et à porter un jugement", c'est à dire l'art de s'adapter en permanence au changement et l'aptitude à "vivre en univers incertain".

Par Pierre Torrès - Publié dans : Formation
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Samedi 2 février 2008
Sur le créneau très convoité des formations en gestion, les IAE (Instituts d’administration des entreprises) sont moins visibles que les grandes écoles. Pourtant, ils offrent un contenu pédagogique et des services de qualité similaire, à un coût moins élevé. Rattachés aux universités, ils préparent les étudiants à la prise de responsabilités en entreprise, quelque soit le secteur.
Les IAE sont regroupés dans un réseau national de 29 institutions (une seule dans la même ville, une seule par université) et proposent près de 500 diplômes d'Etat, de la Licence au Doctorat, en passant par le diplôme d’ingénieur-maître. Ils couvrent ainsi un large spectre de disciplines du management et vous pouvez en intégrer un avec un Baccalauréat, un Bac +1, un Bac +2, un Bac +3, un Bac +4 et même un Bac +5. Mais attention, l’accès est sélectif. Autre atout des IAE, la professionnalisation : ils vantent leurs partenariats avec les entreprises, un fort pourcentage de professionnels dans le corps enseignant, les stages effectués dès la première année. Les IAE inscrivent également à leur actif l’encadrement rapproché, la recherche et l’international. À la rentrée 2005-2006, on comptait 30 000 étudiants inscrits : 20 000 en formation initiale, 10 000 en formation continue. Depuis leur création, les IAE ont formé plus de 250 000 diplômés.

Débouchés, contenu :

Les IAE (Instituts d’administration des entreprises) se présentent comme une alternative publique aux écoles de commerce : pour un coût de scolarité moindre, ils proposent des contenus de programmes au moins équivalents à ceux des écoles. Créés à partir de 1955 à l’initiative d’un chef d’entreprise, les premiers ont d’abord été les instituts d’un seul diplôme, le CAAE (Certificat d’aptitude à l’administration des entreprises), dont la vocation était double : fournir des compétences en management à des profils spécialisés (médecins, architectes, littéraires…), ou, à l’inverse, procurer une spécialisation à des généralistes en management (élèves des écoles de commerce, diplômés en gestion des universités). Des changements sont intervenus depuis : le CAAE est devenu le MAE (Master administration des entreprises - MBA) et les IAE forment désormais à tous les métiers de l’entreprise : Comptabilité-Contrôle-Audit, Commerce-Distribution-Marketing-Achats, Finance, Système d’information, Ressources humaines, Organisation,-Stratégie-Projets, International, Qualité-Logistique-Production.

Sous le mode LMD, des cursus variés
De plus, la plupart se sont alignés sur le schéma LMD. Cela donne, au niveau L (Bac +3) des Licences professionnelles ou Licences de gestion. Certains IAE, notamment ceux de Toulouse et Lyon, proposent des formations accessibles après le Bac. Au niveau M (Bac +5), on retrouve des Masters professionnels spécialisés, le Master professionnel généraliste « Administration des entreprises » (ex-CAAE) et des Masters recherche. Au niveau D (Bac +8), le Doctorat en sciences de gestion. Les IAE ont aussi développé des pôles d’excellence en misant sur la proximité avec les entreprises locales : le marketing direct à Lille, la grande distribution à Rennes. De même, il existe des Masters uniques, presque « maison » : Management territorial à Lille, Gestion et Management touristiques et hôteliers à Nice, Management de l’industrie agroalimentaire à Rennes… Les IAE revendiquent le même pourcentage d’intervenants professionnels et des partenariats pertinents avec les entreprises. Mais attention, ils constituent un réseau hétérogène avec un niveau de formation inégal. Pour vous éclairer, un outil d’évaluation a été récemment créé, le label Qualicerf. Montpellier, Toulouse, Valenciennes et Caen l’ont déjà obtenu.

Une insertion professionnelle rapide
Une enquête sur l’insertion professionnelle des étudiants des IAE est en cours. Mais selon les responsables d’établissement, il faut en moyenne six mois pour décrocher un CDI dans le secteur d’activité convoité. Dans certains IAE, 50 % des Masters sont embauchés en CDI à l’issue de leur stage. Très demandées, certaines filières affichent des taux d’insertion record : audit, contrôle de gestion… Mais on note un ralentissement de l’insertion pour les filières Gestion des ressources humaines et Marketing. A en croire des responsables de cabinet de recrutement, les diplômes des IAE se situent sur le même plan que ceux des écoles de commerce. Ce sont des normes qui rassurent. Selon le réseau des IAE, le salaire moyen d’embauche se situe entre 30 400 et 35 300 €

Le cursus en un clin d’œil

Conditions d’admission : Les IAE sont sélectifs. Certains reçoivent jusqu’à 800 candidatures pour 30 places pour leurs programmes-phares. Suivant le cursus visé, vous postulerez avec un Bac, un Bac +2 (Licence professionnelle) ou un Bac +3 (Master1), un Bac +4 (Master 2). Généralement, on combine résultats aux tests et note du dossier pour retenir les candidats. Les IAE abritant des IUP prévoient des admissions à Bac +1, mais sur concours.
Durée de la formation : Elle varie suivant le cursus choisi.
Périodes d’inscription : Pour le premier cycle (Licence, IUP…), les périodes d’inscription sont les mêmes qu’à l’université. Pour les Masters, elles se situent entre février et juin. Des sessions supplémentaires sont parfois prévues en août-septembre. Le mieux est de se renseigner directement auprès de l’institution convoitée.
Coût : La mission de service public qui est assignée aux IAE leur impose un coût limité pour les études. Ainsi, dans la majorité des instituts, vous ne payerez que les droits d’inscriptions, soit entre 200 et 1 000 € annuels. Cependant, certains établissements ont fait voter par leur conseil d’administration des droits spécifiques d’entrée pour leurs 3e cycles. À l’IAE d’Aix-en-Provence, par exemple, désormais, un Master-CAAE (MBA) coûte environ 3 000 € annuels. Mais vous êtes encore loin des 7 000 à 10 500 € requis pour certaines formations à Bac +5 en grande école.
Par Pierre Torrès - Publié dans : Formation
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Samedi 2 février 2008
La double compétence : un atout auquel on ne pense pas assez

Polyvalence et adaptabilité sont les leitmotivs des entreprises. Dans ce contexte, la double compétence et la spécialisation sont devenues indispensables à court et long terme, tant pour les jeunes diplômés que pour les ingénieurs ou cadres en poste.

Les entreprises demandent de plus en plus à leurs employés d’avoir des vues transversales des organisations pour pouvoir appréhender les interactions entre les différents services. Il s’agit dorénavant d’être technicien et commercial, manageur et scientifique...

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire appel à des candidats possédant des doubles compétences obtenues lors d’un cursus de spécialisation ou par une expérience professionnelle dans un service spécifique. Ces candidats particuliers se présentent sur le marché avec des atouts qui leur permettent d’accéder plus rapidement à des postes stratégiques.

Des secteurs traditionnellement demandeurs de ce type de profils
D’une manière générale, l’industrie recherche régulièrement ce type de candidats en particulier les secteurs de l’agroalimentaire, de l’automobile, de l’aéronautique. Pionnier de la double compétence, les technico-commerciaux ne sont plus les seuls à séduire les recruteurs. En effet, dans les organisations matricielles, les collaborateurs aux compétences multiples et variées sont de plus en plus prisés par les DRH.

Différentes formes de doubles compétences
Aujourd’hui, il est préférable pour un ingénieur de posséder une deuxième compétence en management. C’est pourquoi aujourd’hui de nombreuses écoles d’ingénieur proposent à leurs étudiants des formations complémentaires mettant le plus souvent l’accent sur les enseignements en management ou en gestion.

Les écoles de commerce, elles aussi, proposent ce type de formation aux ingénieurs ou techniciens. Attention, acquérir une double compétence implique, un cursus scolaire plus long mais heureusement accroît les possibilités d’accès à l’emploi pour les jeunes diplômés.
La double compétence acquise par l’expérience professionnelle est, quant à elle, plus difficile à faire valoir.

Philippe Fresse, DG d’Ajilon Recruiting déclare : « Posséder une double compétence ouvre plus de portes aux candidats notamment en direction des grands comptes. Plus rapidement, ils peuvent prétendre à des postes plus rémunérateurs ».
Par Pierre Torrès - Publié dans : Formation
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